La lutte contre le frelon asiatique

La lutte contre le frelon asiatique est l’affaire de tous, car tous nous sommes concernés, et pas seulement les apiculteurs.

La lutte contre les nids

Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, les nids ne sont pas exclusivement en zone agricole. On en rencontre plus en zone urbaine, dans les jardins, les arbres et les haies que dans les campagnes.

Le nid primaire est construit par la reine en début de saison, il est important de le repérer au plus tôt pour le détruire, il est souvent situé à proximité des habitations, abris de jardin, appentis, granges, garages, etc... Quand, fin juin/début juillet, il atteint la taille d’un melon, il contient déjà une centaine d’individus.

A cette époque, la colonie va migrer pour construire le nid secondaire souvent dans les arbres mais on peut en trouver dans les haies. Dissimulé par les feuilles, il est moins visible. Ce nouveau nid, appelé nid secondaire, peut avoir des dimensions importantes, jusqu’à 1 mètre de hauteur, et abriter plusieurs milliers d’individus et notamment jusqu’à 550 futures reines.

A l’automne, les insectes quittent leur nid qui, abandonné, va péricliter et ne sera jamais réutilisé.

La découverte d’un nid doit être signalée à la mairie dont le « référent frelon asiatique » prendra contact avec le découvreur. La difficulté est que la découverte des nids ne se fait souvent qu’à la chute des feuilles, l’automne déjà bien avancé, et cela alors que les nids ne sont plus actifs.

La destruction des nids est subventionnée (voir la rubrique Indemnisation des destructions de nids).

Le piégeage de printemps, aujourd’hui controversé

Une lutte irraisonnée contre une espèce envahissante peut conduire à favoriser son installation.

Les espèces envahissantes ont en général une très forte capacité d’adaptation et de dispersion. C’est le cas du Frelon asiatique à pattes jaunes. Les méthodes de lutte, qui ont un impact sur le reste de l’environnement (comme l’utilisation d’appâts empoisonnés), risquent donc de desservir les espèces locales en faveur de ce dernier.

La formation d’un groupe de travail, composé des administrations publiques, de représentants apicoles et de scientifiques, a permis la réalisation d’une note de service définissant les mesures de surveillance, de prévention et de lutte (DGAL/SDSPA/N2013-8082).

Dans l’attente de nouvelles découvertes et de méthodes de lutte spécifiques, il vaut mieux suivre les recommandations suivantes :

  • éviter le piégeage préventif et printanier (effets sur d’autres espèces, efficacité non prouvée), sauf près des composteurs ménagers et des arbres fleuris - il faut retirer les pièces fin mai,
  • piéger uniquement au niveau des ruchers, du mois de juin à la fin de la période de prédation (généralement octobre-novembre).

Détruire les nids le plus tôt possible, du printemps à la mi-novembre demeure le geste le plus utile.

Plus d’informations sur le site du muséum d'histoire naturelle.

 

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